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Agriculture et alimentation

Les origines du thé remontent à plus de 5 000 ans, mais ses bienfaits pour la santé, pour la culture et pour le développement socio-économique sont toujours d’actualité. Le thé est actuellement cultivé dans des zones très localisées et fait vivre plus de 13 millions de personnes. La Journée internationale du thé est l'occasion de célébrer l'héritage culturel, les bienfaits pour la santé et l'importance économique du thé, tout en s'efforçant de rendre sa production durable « du champ à la tasse », en veillant à ce que ses bienfaits pour les personnes, les cultures et l'environnement perdurent pendant des générations.

Il y a des années, Nino a quitté son village et s’est initiée à l’art de la fabrication du fromage au contact des habitants de la commune de Tsalka, dans une région montagneuse de la Géorgie. C’est auprès d’eux qu’elle a appris les secrets de la fabrication de deux fromages géorgiens, le sulguni et l’imeruli, ainsi que d’autres fromages plus répandus. Grâce au soutien de la FAO, Nino a pu se procurer les équipements dont elle avait besoin pour assurer la production et la sécurité sanitaire des aliments et suivre une formation afin d’approfondir ses connaissances sur ces outils et mettre en pratique ce qu’elle avait appris. En associant production pastorale traditionnelle et normes de qualité rigoureuses, elle s’assure d’une production naturelle à la fois sans danger et durable.

Dans la petite serre d’une exploitation familiale du sud de la Grenade, la laitue pousse sans terre, grâce à l’énergie solaire. Grâce à un projet mis en œuvre par la FAO et financé par le Fonds vert pour le climat, l’exploitation familiale des Benjamin s’est tournée vers l’hydroponie pour faire face au problème des précipitations irrégulières. Par rapport aux méthodes de culture traditionnelles, la culture hydroponique consomme jusqu’à 90 pour cent d’eau en moins. En tant que technologie d’adaptation au changement climatique, la culture hydroponique réduit également l’exposition aux organismes nuisibles disséminés par la terre, et permet une utilisation plus efficace de l’espace, des intrants et de la main-d’œuvre.

Quand nous parlons de parcours, de quoi parlons-nous exactement? Qui vit sur ces terres? Quels sont les liens étroits unissant ces paysages, les animaux qui y vivent et les personnes qui les gardent, pour former l’un des écosystèmes les plus importants de la planète ? À l’occasion de l’Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux (2026), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) donne un coup de projecteur sur les parcours et les éleveurs pastoraux pour mettre en valeur leur importance. Voici cinq questions pour comprendre les notions essentielles.

Autrefois, Rita commençait ses journées par une marche de trois kilomètres pour aller chercher de l’eau, jonglant entre les travaux des champs et la garde de ses enfants, alors que la sécheresse et les moyens d’irrigation limités menaçaient les récoltes et la sécurité alimentaire. Cette routine a changé lorsqu’un nouveau barrage a permis de créer un réservoir pour sa communauté. Construit par la FAO avec le soutien financier du Gouvernement angolais et de l’Union européenne, ce barrage s’inscrit dans le cadre du programme FRESAN de la FAO, qui vise à renforcer la résilience en matière d’eau et d’alimentation dans le sud de l’Angola. Grâce à une irrigation tout au long de l’année, Rita cultive désormais des denrées de base et des légumes, vend ses excédents pour aider à couvrir les frais de scolarité et met en pratique avec ses enfants les nouvelles techniques apprises dans les écoles pratiques d’agriculture de la FAO.

Une initiative, lancée par le Gouvernement royal du Bhoutan avec le concours de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), met directement en lien des petits éleveurs de volaille et des programmes d’alimentation scolaire en vue de lutter contre la malnutrition chez les enfants tout en créant un marché stable pour les producteurs ruraux. Ce projet pilote mené sur deux ans, appelé «Un enfant, un œuf», permet actuellement de proposer des œufs à 32 000 élèves dans 343 écoles du pays. Les élèves disent avoir remarqué une nette amélioration de leur santé et de leur énergie à l’école et les enseignants indiquent que les élèves semblent plus attentifs en cours depuis le lancement du programme.

Le FIDA utilise un modèle de financement combinant contributions de base (investissements à long terme) et contributions supplémentaires (fonds ciblés pour des priorités spécifiques). Grâce à ces dernières, comme l’initiative norvégienne « Nourrir les humains et la Terre », 263 835 personnes et 50 000 élèves ont bénéficié de programmes nutritionnels dans sept pays africains. Les résultats incluent la création de 23 000 jardins familiaux, une augmentation de 700 % du cheptel avicole au Burkina Faso, et des formations pour réduire les pertes post-récolte. Ce modèle prouve que les fonds ciblés amplifient l’impact des projets existants, tout en restant flexibles et efficaces, comme le montre le partenariat historique entre le FIDA et la Norvège.

Au Venezuela, la banane est depuis des générations un symbole de subsistance et de tradition, mais en 2023, le champignon fusarium tropical race 4 est arrivé dans les zones de production, provoquant une urgence phytosanitaire. Ce champignon, qui provoque une maladie dévastatrice chez les bananiers et les plantains, peut rester dans le sol pendant plus de deux décennies, menaçant la production et la vie de ceux qui en dépendent. Avec le soutien de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture et des autorités nationales, les agriculteurs apprennent à gérer la maladie, ce qui contribue à relancer la production et à renforcer la résilience face à de futures épidémies.

Sonya Kirgizova, une agricultrice respectée de la région de Tojikobod au Tadjikistan, est devenue une figure de proue des efforts visant à relancer les cultures traditionnelles et à renforcer l'agriculture locale. Alors que de plus en plus d'hommes migrent pour trouver du travail, des femmes comme Sonya gèrent désormais les exploitations agricoles, mais manquent souvent de ressources. Sonya s'est associée à la FAO afin de former les femmes au jardinage, à la culture sous serre et à l'apiculture, et a contribué à la création de banques de semences communautaires qui stockent des semences résistantes au climat.

Une formation de la FAO, qui associe expérience acquise sur le terrain et méthodes issues de la recherche, aide Maryam et d’autres agricultrices iraniennes à améliorer leur production dans des conditions de plus en plus difficiles du fait de la sécheresse et du manque d’eau. Cette formation associe les connaissances scientifiques et les décisions quotidiennes prises dans les champs. Elle aide les cultivateurs à exploiter l’eau de manière plus efficace, à réduire les risques de contamination et à améliorer la productivité à long terme. 

Près de la moitié des 1,3 milliard de jeunes dans le monde vivent dans des zones rurales et débordent de potentiel entrepreneurial. Pourtant, ils n'ont souvent pas accès aux opportunités qui leur permettraient de s'épanouir. Des investissements ciblés, réalisés dans le cadre des programmes du FIDA axés sur les jeunes, permettent de libérer ce potentiel, en créant des emplois, en favorisant le leadership dans le secteur agroalimentaire et en renforçant les économies rurales. En développant les compétences, en facilitant l'accès au financement et en mettant les jeunes en relation avec les marchés, des initiatives telles que les pôles agroalimentaires donnent aux jeunes les moyens de se construire un avenir durable dans leur communauté plutôt que de migrer vers d'autres régions. Ces exemples de réussite soulignent l'importance des investissements dans la jeunesse rurale pour la sécurité alimentaire, la croissance économique et une stabilité durable.

Dans la région de Kakhétie, en Géorgie, Sophio Khutitdze, viticultrice et vigneronne de 25 ans, révolutionne la culture du raisin et la production de vin. Forte d'une formation scientifique et animée par son amour de la nature, elle gère 40 hectares de vignobles où la qualité commence par le raisin. Dans le cadre d'un projet de la FAO financé par l'Union européenne et la Suède, elle utilise des diffuseurs de phéromones de synthèse pour lutter contre les insectes, réduisant ainsi l'utilisation de pesticides tout en protégeant les rendements et la sécurité alimentaire. En tant que formatrice nouvellement qualifiée, elle partage désormais ses techniques de gestion intégrée des vignobles avec d'autres, rejoignant ainsi 23 caves réparties dans quatre régions qui adoptent des pratiques durables. Découvrez comment Sophio et ses pairs transforment le secteur viticole de Géorgie.

Depuis des générations, les pois chiches sont au cœur de la cuisine libanaise. Ils sont intimement liés à l’identité culturelle de ce pays, où l’on consomme en moyenne 3,25 kg de pois chiches par an et par personne. Marie Therese fait partie des nombreux agriculteurs et agricultrices de la région de la Bekaa qui participent au regain d’activités menées au Liban pour relancer la culture du pois chiche, dans le cadre de l’initiative « Un pays, un produit prioritaire » de la FAO, mise en œuvre en partenariat avec le Ministère de l’agriculture libanais.

Dans la grande forêt équatoriale de l’est du Cameroun, les Baka vivent depuis des siècles en harmonie avec l’environnement, pratiquant la chasse et la cueillette et faisant de l’abondance qu’offre la nature une source de nourriture et le terreau de leur mode de vie. Or, depuis quelques années, il s’exerce une pression croissante sur les ressources naturelles. Avec le soutien de la FAO, les communautés se tournent vers l’agriculture et l’apiculture pour s’adapter au changement climatique. Aujourd’hui, à Mayos, le manioc, autrefois rare, est cultivé localement. Le miel, récolté en toute sécurité, est devenu une source de revenus et de fierté.

Dans le sud du Brésil, une boisson est toujours plus qu’il n’y paraît. Une cuia, récipient couramment utilisé, remplie de chimarrão, l’infusion traditionnelle brésilienne à base de yerba maté, passe de main en main, créant ainsi un espace de conversation et un climat de convivialité. Cette tasse est plus qu’une source de chaleur: elle porte en elle le souvenir de la forêt et les connaissances nécessaires pour vivre avec elle. Dans l’État du Paraná, dans le centre-sud du Brésil, le yerba maté est cultivé dans les forêts naturelles. Cette production durable protège les moyens de subsistance des familles depuis des générations et crée un paysage où l’agriculture dépend de la forêt au lieu de la remplacer.