Une personne sur 15 dans le monde est en situation de handicap. Bien que ces personnes représentent une part importante de la population mondiale, elles sont confrontées à des restrictions jusqu’à 15 fois plus importantes que les autres en matière de participation et de mobilité, principalement en raison de l’inaccessibilité et du coût prohibitif des transports Un nouveau rapport du HCDH sur les infrastructures inclusives a été présenté au Conseil des drois de l'homme. Ce rapport se concentre en particulier sur les infrastructures de transport et de logement. Le rapport présente plusieurs exemples de bonnes pratiques à travers le monde, au Pkistan, au Brésil ou encore en Islande.
OHCHR
De l’antisémitisme sur les campus universitaires aux mosquées et églises endommagées, les minorités religieuses sont systématiquement refoulées en marge de la vie publique, parfois au prix de leur vie. Le HCDH a récemment présenté au Conseil des droits de l’homme un rapport exposant la violence, la discrimination et l’incitation à la violence fondées sur la religion dont font l’objet les chrétiens, les juifs, les musulmans et d’autres minorités religieuses dans le monde, tant en ligne que hors ligne. Ce rapport souligne le renforcement de la discrimination qui découle des outils d’intelligence artificielle et de prévision utilisés par les services répressifs. Ces systèmes fondés sur les données présentent fréquemment d’importants biais qui « pénalisent en particulier les minorités raciales, ethniques et religieuses ».
Cinquante-cinq ans après la disparition de Rubens Paiva, victime d’une disparition forcée pendant la dictature militaire brésilienne (1964-1985), ses filles Ana Lúcia et Beatriz se sont rendues à Genève pour partager l’histoire de leur famille devant le , à l’ouverture de sa 30e session. Le président du Comité, Juan Pablo Albán, les a accueillies directement depuis la tribune. « L’histoire de votre famille est un témoignage important sur la réalité des disparitions forcées, leurs conséquences dévastatrices et l’importance de la vérité et de la mémoire », a-t-il déclaré. « C’est un honneur pour nous tous de vous écouter. »
En 2025, les fondements mêmes des droits humains ont été mis à l’épreuve. , la campagne de la Journée des droits de l’homme de cette année, cherche à réaffirmer la pertinence de la (DUDH) et de ses valeurs centrales — égalité, justice, liberté et dignité — nous rappelant que les droits humains restent une promesse inébranlable pour toute société. La campagne met en lumière deux dimensions interconnectées des droits humains : la nature extraordinaire de leur création comme l’un des engagements mondiaux les plus novateurs, et leur présence essentielle dans nos vies quotidiennes.
Les décès maternels évitables restent une injustice mondiale enracinée dans l'inégalité entre les sexes et les défaillances systémiques. Des militantes comme Angela Nguku réclament afin qu'aucune femme ne meure en donnant la vie.
Alors que débute la deuxième Décennie internationale pour les personnes d'ascendance africaine, des voix s'élèvent pour réclamer justice, reconnaissance et changements réels.
abelo Motlhophe n’aurait jamais imaginé qu’il troquerait son emploi de nettoyeur contre un poste de dirigeant pour les autorités locales. Après avoir assisté à un atelier d’éducation civique dans un bâtiment qu’il nettoyait, il a pourtant décidé de changer de cap. L’atelier était organisé par Activate! Change Drivers, un réseau sud-africain d’autonomisation des jeunes qui encourage ces derniers à participer à la vie civique. Ce réseau est l’un des nombreux groupes de jeunes engagés qui collaborent avec le Bureau régional du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme pour l’Afrique australe.
Malgré les progrès accomplis, des millions d'enfants ne disposent pas d'un acte de naissance. Mais des systèmes d'enregistrement numérique universels et inclusifs pourraient aider à faire respecter leurs droits.
La bande dessinée A pathway to compassion (une voie vers la compassion) raconte l’histoire d’Elizabeth et de sa lutte contre l’insécurité de sa situation migratoire, ainsi que le pouvoir de la solidarité. Illustrée par Magda Castría, artiste, féministe et militante argentine, cette bande dessinée rappelle selon elle que chaque personne peut contribuer à exiger des systèmes et des règles plus équitables en matière de migration. À travers son histoire, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme souhaite faire prendre conscience de l’importance des voies de migration régulière.
Livia Sant'Anna Vaz, qui fait partie des rares procureurs d'ascendance africaine au Brésil, a pu constater par elle-même la façon dont un système judiciaire majoritairement blanc continue de déshumaniser les personnes d’ascendance africaine, alors même qu’il prétend faire respecter la loi. Selon le HCDH, le racisme systémique reste ancré dans tous les pays du monde et affecte chaque étape de la procédure pénale impliquant une personne noire, que ce soit l’arrestation, les poursuites, le procès, la déclaration de culpabilité, la condamnation ou l’exécution de la peine. Le du HCDH contient 20 recommandations visant à éradiquer le racisme systémique et à faire face aux séquelles du colonialisme et de l’esclavage.
« J’ai grandi avec un profond respect pour la nature. J’ai appris dès le plus jeune âge à respecter les ressources naturelles et la biodiversité », a déclaré Marcos Uzquiano Howard, garde forestier bolivien et défenseur de la forêt amazonienne. Élevé dans la forêt du nord de la Bolivie et bercé par le savoir de ses ancêtres, il a fait de cet héritage un mode de vie : protéger la terre, la biodiversité et les personnes qui l’habitent. Malheureusement, son engagement lui a valu d’être victime de harcèlement institutionnel, de licenciement arbitraire et de menaces. Dans le cadre de son travail en Bolivie, le Bureau du HCDH pour l’Amérique du Sud surveille en permanence la situation des défenseurs des droits humains, en particulier ceux qui travaillent sur les questions environnementales et dans les territoires autochtones.
Près de quatre ans après sa création par l’Assemblée générale, l’Instance permanente pour les personnes d’ascendance africaine, qui sert d’organe consultatif auprès du Conseil des droits de l’homme, de mécanisme de consultation pour les personnes d’ascendance africaine et de dispositif œuvrant à l’amélioration de la sécurité, de la qualité de vie et des moyens de subsistance de ces derniers, a tenu sa quatrième session à New York du 14 au 17 avril 2025. Le thème principal de la session était « L’Afrique et les personnes d’ascendance africaine : unis pour une justice réparatrice à l’ère de l’intelligence artificielle », à l’heure où les appels mondiaux à des réparations face à l’héritage de l’esclavage et du colonialisme revêtent une nouvelle urgence. À l’ère numérique, les inégalités systémiques risquent d’être reproduites à travers la conception, l’utilisation et la réglementation des technologies numériques.
La jungle du Darién, à la frontière entre le Panama et la Colombie, est un labyrinthe de rivières peuplé d’animaux sauvages et où la chaleur humide et oppressante enveloppe tout. Il s’agit d’une voie de transit et de destination pour les migrants et les demandeurs d’asile. Afin de mieux comprendre ce qui se passe sur cette route migratoire, le HCDH, en collaboration avec les bureaux de médiation du Panama et du Costa Rica, ont lancé et mis en œuvre un outil technique de suivi et d’analyse des violations des droits humains subies par les migrants en transit au Panama. Cet outil est devenu indispensable pour la collecte de données et l’élaboration de mesures efficaces en réponse aux risques et aux violations que subissent les migrants.
De jeunes militants mènent la lutte contre les déchets toxiques et les menaces climatiques, réclamant la justice environnementale et des solutions durables pour protéger les communautés et les droits humains.
« La confiance des gens qui veulent que la vérité éclate, qui veulent témoigner et qui veulent que les choses changent dans ma région... Ce sont eux qui m’ont donné la force de faire ce travail ». Manuel Calloquispe Flores travaille comme journaliste depuis 15 ans et enquête depuis plus de 10 ans sur l’exploitation illégale de l’or à La Pampa, dans la région amazonienne du sud-est de Madre de Dios, au Pérou. L’exploitation minière n’est pas autorisée dans la région en raison de ses effets néfastes sur la préservation. Depuis 2011, entre cinq et quinze hectares de terres sont déboisés chaque jour et plus de 600 tonnes de mercure ont été déversées dans le sol pour extraire de l’or.